Monsieur le Président,
Depuis plus d’un mois, les activités économiques et les libertés publiques en Guadeloupe sont entravées par des activistes et des manifestants, se réclamant d’une soi-disant ligue contre l’exploitation abusive («Liyannaj Kont Pwofitasyon», ou LKP).
C’est ainsi qu’un véritable catalogue comportant près de 150 revendications et doléances était mis en avant, en vue de la satisfaction immédiate des exigences exprimées, sauf à endurer le désordre dans les rues et le blocage de la vie locale (services publics compris).
Cette démarche qui dénonce une série de dysfonctionnements locaux, effectivement préjudiciables à la vie quotidienne d’une part importante des milieux populaires, ne pouvait que susciter intérêt et sympathie dans cette population, et faciliter la mobilisation dans la rue d’une part non négligeable de ces catégories sociales.
A titre d’illustration, le manque de transparence dans la constitution des prix des produits importés, (carburants, produits alimentaires de base… ) a pu causer des dérapages réels, entamant sérieusement le pouvoir d’achat dans toutes les couches sociales, et précarisant particulièrement les plus démunis.
Il se trouve que sur la liste des revendications présentées, seuls quelques points pouvaient faire l’objet d’une négociation immédiate, à condition bien sûr de s’adresser au bon interlocuteur, et d’accepter les conditions d’une transaction paisible et réaliste.
Les autres questions soulevées imposent un traitement politique et un travail de ré-organisation administrative et économique de longue haleine.
Malheureusement le collectif hétéroclite qui a organisé l’opération, ne l’entendait pas de cette oreille; il regroupe en effet des communistes, des nationalistes extrémistes, des syndicalistes de rupture, des gauchistes, des altermondialistes, qui ont pour projet commun le rejet de la forme démocratique et de l’appartenance à la République Française; leur intransigeance volontaire et manifeste, autour de revendications mal évaluées, interdisait d’espérer une résolution rapide et sereinement négociée de la crise (il exigeaient par exemple du patronat privé une augmentation mensuelle de 200 euros pour tous les bas salaires, et une augmentation immédiate et massive de certaines prestations sociales !)
Retenons que cette intransigeance est grandement facilitée par la qualité de fonctionnaire de la plupart des animateurs du LKP, ce qui leur permet d’affronter, sans risques, l’interminable grève imposée par force au secteur privé et au reste de la population.
Ajoutons que ce collectif, mené par le dirigeant du syndicat UGTG, a méthodiquement instauré une mainmise syndicale étroite sur divers secteurs clés de notre société (fonction publique locale, stations services, stations radiophoniques et chaînes de télévision…); en verrouillant ces organes, en tenant la rue à l’aide de malfrats armés (dont tout un chacun a pu voir les «exploits», filmés lors des barrages et pillages), et au prix d’opérations violentes contre tout entrepreneur ou salarié récalcitrant, ce groupe s’est attaché à imposer des conditions de négociation sans crédibilité (réunions comportant plusieurs centaines de participants, sous le contrôle continu des caméras et micros de la presse, avec la pression des tambours, et la menace implicite de séquestration pesant sur les interlocuteurs).
Il s’agissait en fait de l’application pure et simple des résolutions de différents Congrès de l’UGTG et particulièrement celles du XIIème Congrès, tenu au Lamentin du 2 au 5 avril 2008, documents qui avaient au moins le mérite d’annoncer clairement la couleur; quelques extraits édifiants figurent en annexe du présent courrier
Il revenait aux autorités publiques en charge de la Guadeloupe de prendre actes de ces projets subversifs, et de les contrer de manière adaptée; faute d’avoir agi en temps utile, on a laissé les extrémistes et les malfaiteurs orchestrer et encadrer le mécontentement populaire dans la rue.
Le mal étant fait, et le désordre installé dans la rue, sans doute fallait-il éviter d’enclencher le cycle «manifestation-répression-solidarité populaire»; c’est probablement la raison pour laquelle l’autorité publique a consenti un temps à participer aux «négociations-forum» convoquées par le collectif sous les feux des projecteurs et de la presse.
Le fait d’y avoir été contraint implique cependant trois erreurs majeures:
– n’avoir pas détecté et déminé en temps utile les dysfonctionnements en cause dans notre département, offrant un boulevard aux extrémistes désireux de drainer, sur ce thème, l’adhésion populaire.
– avoir permis l’émergence d’une vedette de la politique issue de cette mouvance extrémiste, le porte-parole de ce collectif, non dénué de talents oratoires et de gouaille populaire, ayant bénéficié lors de ces «négociations» d’une couverture médiatique sans précédent.
– n’avoir pas exprimé clairement l’autorité de l’état en faisant connaître et respecter sans ambiguïté les limites imparties aux manifestations de ce genre (respect des grands services publics vitaux, des zones de sécurité, de la libre circulation, préservation du droit au travail pour les non-grévistes dans les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées).
C’est ainsi que Guadeloupe s’est retrouvée en état d’insurrection pendant plus d’un mois, au gré des humeurs des syndicalistes, et des incidents émaillant ces «négociations».
Je voudrais que vous sachiez, Monsieur le Président, comment la plupart des Guadeloupéens ont perçu l’intervention de l’Etat dans cette affaire; ils y ont vu:
– Un gouvernement préoccupé par l’impact de la crise en France et dans le Monde, attentif à l’agitation sociale qui se développe sur le territoire hexagonal, mais ne prenant pas la mesure des problèmes sociaux locaux, et méconnaissant les enjeux politiques des troubles actuels.
– Un préfet tétanisé par la propagande du LKP (il est accusé publiquement «d’avoir été envoyé pour tuer des Guadeloupéens») et préférant cantonner les forces de maintien de l’ordre en casernement, plutôt que de risquer le moindre incident avec les fauteurs de troubles à l’heure où tout pouvait encore être arrêté.
– Un Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer, mal informé des réalités économiques et politiques de l’île, croyant naïvement qu’il lui suffirait de vilipender les chefs d’entreprise et de flatter les «syndicalistes» pour retourner la situation.
Au total:
Les représentants de l’état n’auront pas su manifester une once de considération aux quelques trois cent quatre vingt mille Guadeloupéens qui ne participaient ni aux manifestations ni aux désordres, qui ont terriblement souffert de tout, et qui se sont battus chaque jour pour essayer de reprendre le travail en dépit des menaces, entraves, destructions, et brutalités des troupes du LKP.
A contre emploi, ils auront involontairement contribué à promouvoir le LKP, et à donner une audience nationale à son langage agressif et raciste, ainsi qu’à ternir de ce fait l’image de la Guadeloupe et des Guadeloupéens, présentés comme solidaires de ces positions; la France hexagonale, abreuvée par ailleurs d’informations parcellaires ou inexactes, en arrive à douter de l’attachement de la population guadeloupéenne à la France, et de l’opportunité de maintenir des liens datant de près de quatre siècles (cf les récents sondages publiés dans la presse métropolitaine).
Monsieur le Président,
Des milliers de signataires (n’ayant pas hésité à s’identifier) expriment aujourd’hui ce malaise dans des pétitions circulant sur Internet, faute que dans les rues ou les médias, ces protestations soient possibles.
Nous devons vous rappeler que les Guadeloupéens se sont déjà prononcés, en décembre 2003, à soixante quinze pour cent des suffrages, contre un changement statutaire bien que le projet ait été soutenu par la quasi-totalité des élus locaux. Vous avez indiqué, lors de votre récente intervention télévisée, que vous n’étiez pas opposé à une nouvelle consultation. Pour notre part, nous sommes sereins et ne redoutons aucune échéance démocratique Nous savons en effet qu’une énième proposition de «statut spécifique» sera rejetée avec encore plus de force qu’en 2003.
Il faut cependant que les vraies questions soient posées une fois pour toutes:
Depuis que la Guadeloupe a été érigée en département français le 19 mars 1946, il y a toujours eu une minorité pour réclamer un statut spécifique, voire l’autonomie ou même l’indépendance. Cette minorité n’a jamais cessé de recourir à l’invective, à la menace, voire à la violence, ou au terrorisme, pour tenter d’imposer ses thèses à la population locale et au Gouvernement. Chaque fois que la population guadeloupéenne a eu l’occasion de s’exprimer par un vote républicain (libre, serein et secret), elle a clairement repoussé ces tentatives. Cela fait soixante trois ans de constance dans ce choix. Combien de fois encore faudra-t-il la consulter, à ce sujet ? Combien de fois encore faudra-t-il qu’elle dise NON à ces menées, pour que les gouvernements de la France comprennent enfin que tout ce qu’elle demande, c’est une vie libre et décente, protégée des extrémistes par le pouvoir républicain, dans le cadre du droit commun institutionnel ?
Monsieur le Président,
Nous avons tous le souvenir d’un Ministre de l’Intérieur efficace et humain, devenu depuis Président de la République.
Nous ne pouvons qu’attendre de vous, le rétablissement de l’ordre républicain et de l’équité en Guadeloupe.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes très respectueuses salutations.
Amédée ADELAIDE
Citoyen français d’origine guadeloupéenne
Résident en Guadeloupe
Ancien Président, de la CCI de Pointe-à-Pitre
du Port Autonome de la Guadeloupe
de la Société Immobilière de la Guadeloupe
ANNEXE
Extraits des résolutions du XIIème Congrès du syndicat UGTG, tenu au Lamentin du 2 au 5 avril 2008
L’UGTG
« Affirme : Que le chômage de masse qui frappe près de 40 % de la population active, la précarité, la misère, l’exclusion, la prostitution, les cancers et autres pathologies directement liées à l’utilisation de produits prohibés en Europe mais autorisés «an Péyi annou» (dans notre pays), la drogue, le sida, l’échec scolaire, la dengue, le nombre croissant des IVG, la délinquance, la pollution des sols aux pesticides, ….. ne relèvent ni de la fatalité ni d’une quelconque malédiction mais sont les résultats, la conséquence de choix politiques délibérés de l’Etat Français, validés et soutenus par les valets locaux, visant à nous «démouné» (dépersonnaliser) et à annihiler toutes velléités de contestation sociale et politique des Guadeloupéens à l’égard de l’ordre colonial établi…
……
Réaffirme : L’appartenance de l’UGTG à la ligne syndicale de lutte de classe, de masse, de confrontation, de contestation et de transformation sociale visant à éradiquer les rapports de domination capitaliste et colonialiste an Péyi annou pour l’instauration d’une société plus juste et plus équitable…
…..
Considérant la dimension historique de l’UGTG, syndicat révolutionnaire de lutte de classe et de ligne de masse. Considérant que la ligne politique de l’UGTG nous invite à plus d’engagement pour la transformation de nos militants en militants politiques assurant une tâche syndicale…
…..
Exhorte : L’ensemble des militants des Unions et Secteurs de l’UGTG à mettre en oeuvre, dans tous les secteurs d’activités, des revendications tant stratégiques que quotidiennes, répondant aux exigences des Travailleurs et du Peuple de Guadeloupe pour la libération complète de la classe ouvrière et du Peuple Guadeloupéen, pour l’indépendance nationale… »

ninie
2 mars 2009BRAVO Mr Adelaïde…….. bravo pour votre lettre……… je partage tout à fait votre point de vue…
BRAVO AUSSI pour votre interwiew à l’instant sur RCI……
Peu de Guadeloupéens et de Résidents étaient certainement au courant du “préambule” à l’accord que certains refusent de signer……. A JUSTE TITRE………………
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2 mars 2009Monsieur,
Je partage pleinement, comme beaucoup de personnes de mon entourage, le point de vue exprimé dans votre lettre.
J’y ajoute quelques observations :
Pourquoi faut-il que ce soit des syndicats de fonctionnaires, non représentatifs démocratiquement, qui dénoncent les abus de position dominante, ententes illicites, monopoles…, alors que nous payons déjà, très cher, des élus et différents services publics dont c’est la mission (DGCCRF, INSEE, IEDOM*…) ?
Face à des forces gaucho-anarchistes largement soutenues par des medias clairement orientés, il manque à la Guadeloupe un leader politique capable de contre-argumenter les non-sens économiques du discours ambiant et surtout de soutenir un projet de société Guadeloupéenne sur le long terme.
La France est le premier pays touristique au monde. Pourquoi la Guadeloupe ne serait pas la première destination des caraïbes ?
Si on ne veut pas de tourisme, et la question n’a rien d’illégitime, que fait on alors ? On exporte du sable? 8)
Merci encore
* Je rappelle la signification de IEDOM : Institut d’Emission D’Outre Mer. Ce sont eux qui imprimaient les billets en monnaie locale. Que font ils maintenant?
kalif
2 mars 2009Nous vous confirmons notre totale adhésion à votre démarche courageuse.
Cordialement,
Philippe D. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Je tenais à vous féliciter pou la qualité de votre lettre ouverte.
Cordialement,
Laurent de F (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur ADELAIDE,
Je viens de recevoir par email une copie de la lettre ouverte que vous avez adressée à notre Président hier.
Je vous écris donc afin de vous féliciter chaleureusement.
D’abord pour votre initiative, mais aussi pour le contenu de ce courrier.
J’espère qu’il aura la résonnance qu’il mérite tant il est clair dans sa description des faits et du ressentit de nombreux Guadeloupéens appartenant aux différentes couches sociales de notre île.
J’ai par ailleurs reçu ce jour un extrait d’une émission radiophonique qui décrit on ne peut mieux la « terreur » quasi révolutionnaire infligée à notre population.
Si toutefois vous ne l’aviez pas déjà reçue, je suis certain qu’il ne manquera pas de vous interpeler.
En vous adressant encore mes plus vives félicitations.
Cordialement.
Frank B; (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009BRAVO !!!
Philippe S (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009bravo et merci pour votre lettre du 3 mars 2008 et votre courage.
Pour une Guadeloupe Unie dans toutes ses composantes, avec effectivement un peu plus de solidarité, un peu moins de consommation et le respect de notre point commun à tous: l’environnement.
salutations respectueuses
Laurent D. (Guadeloupe)
architecte d.p.l.g.
kalif
2 mars 2009Cher ami,
Bravo pour ta lettre.
Je t’annonce le lancement du think tank http://www.dfa2010.com sur lequel ta lettre
figure déjà (sauf si tu ne le souhaites pas).
Les initiatives se multiplient.
Bien à toi.
Bertrand Le Dentu
kalif
2 mars 2009Cher ami,
Je tiens à te remercier et te féliciter pour cet excellent plaidoyer pour la défense de notre pays.
Il est des vérités toujours bonnes à rappeler.
Espérons que notre président y sera sensible.
Bien cordialement.
Philippe G (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009très bonne initiative en espérant une réponse à ce courrier sincères amitiés
P. B. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Cher Amédée, je ne peux que te féliciter de cette initiative indispensable et de ton analyse objective de cette grève.
Reçois tout mon soutien. Amitiés. Henri C. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bonjour, Président ADELAIDE,
Je tiens à rendre hommage à la clarté de votre jugement et vous exprime ma
profonde adhésion.
Mme George D. (Guadeloupe)
Personnel du PAG
kalif
2 mars 2009Grand MERCI Mr. Alelaide pour ce courrier au chef de l’état..
Meilleurs Salutations.
Louis H. C. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Cher Amédée,
Bravo pour cette lettre ouverte, qui présente la situation de manière claire et objective et reflète l’opinion de la majorité trop silencieuse … jusqu’à présent-souhaitons le en tout cas !
Bien à vous,
Laurent P. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bravo à toi il était temps que quelqu’un réagisse.
Ce courrier serra t il lu par un Président qui veut sans doute nous larguer !!!!
Il ne faut pas baisser les bras pour autant.
Amitiés,
André R. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bonsoir Monsieur,
Métropolitain,la situation des antilles françaises me préoccupe car une partie de ma famille vit et travaille en Martinique.
Je viens de prendre connaissance de votre lettre ouverte au Président de la République et vous FELICITE pour votre COURAGE.
Cordialement,
Gilbert D. 71130 Vendenesse/Arroux
kalif
2 mars 2009BRAVO pour votre lettre au président, vous avez mon soutient
Un chef d’entreprise confronté à de terribles problèmes suite à cette grève
Bernard V. gérant de la société X. sur la marina de Pointe à Pitre
kalif
2 mars 2009M. ADELAIDE
C’est avec un intéret particulier que je suis, à travers les Mails que tu m’envoies, le déroulement des événements.
Depuis quelques années, après analyse de notre situation dans les outre-mers je suis convaincu que le problème est inscrit dans la constitution elle-meme puisque les articles 73 et 74 viennent contredire à mon avis le principe meme de l’égalité des citoyens de la République Une et Indivisible. Comment l’article 72 et ses differents Alinéas ne suffisent pas pour, comme tout autre collectivité territoriale de la République.
Ces aricles 73 et 74 ont été demandés par nos Ainés de manière à créer une discrimination positive qui n’a jamais donné les résultats escomptés. Bien au contraire nous sommes encore à demander un énième plan . Sommes nous condamnés à etre des etres spécifiques?
Fanon faisait remarquer qu’un etre Normal c’est celui qui ne quémande pas qui ne supplie pas mais qui assume son existence s’interrogeant à chaque instant à donner le meilleur de lui meme pour préserver sa dignité.
Je suis en questionnement permanent cherchant chaque jour à atteindre letat de de grace d’un homme qui s’assume en toute liberté.
Merci pour tes Mails
Bernard
kalif
2 mars 2009Mr ADELAIDE,
Permettez moi de vous féliciter et de vous remercier de cette synthèse intelligente et criante de vérité, significative des pensées de la majorité de nos concitoyens, adressée à Mr SARKOZY.
J’aspire de tout cœur à ce que votre voix, si représentative de la GUADELOUPE actuelle, soit entendue pour que l’Etat sache une fois pour toutes considérer comme il se doit, les citoyens de notre ile.
Bien cordialement
Un métropolitain, guadeloupéen depuis 13 ans
Emmanuel C.
Directeur d’agence / Manager
Société X. GUADELOUPE
kalif
2 mars 2009Bravo Amédée pour ton initiative et ton courage. Ceux et celles qui devraient élever la voix contre cette déplorable situation se taisent.
Amitiés
Jo K. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur,
C’est avec un grand intérêt que j’ai lu votre lettre.
Il est vrai que ces jours-ci les satisfactions sont très rares.
Je suis entièrement d’accord avec la description des faits et l’analyse que vous en faites.
Dans ce climat général de désinformations et propagandes votre initiative mérite d’être saluée et soutenue.
Il n’y a pas beaucoup de place dans les médias pour les gens qui pensent comme nous et c’est bien dommage.
Malheureusement les dictateurs du LKP paraissent plus fort que nous bien que très minoritaires.
J’espère que le président Sarkozy va se ressaisir suites à toutes les approximations de son gouvernement et de ses représentants sur place.
Je vous soutient dans cette démarche et diffuse au maximum cette lettre à mon entourage.
Jean-Philippe F. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009MERCI MERCI MERCI
Baie-Mahault
kalif
2 mars 2009Bravo monsieur pour votre courrier adressé au Président de la République.
Vous avez su décrire avec une grande justesse et sans haine la situation dans laquelle nous sommes piégés depuis 6 semaines !
Merci encore pour cette initiative salutaire dans laquelle tous les « citoyens de Guadeloupe » responsables peuvent se retrouver quelques soient leurs origines.
J’ose encore espérer que vous aurez un écho utile au règlement d’une situation dans laquelle l’Etat s’est englué .
Merci encore
Respectueusement
Stéphane G. (Gérant du X.) (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Permettez moi de saluer en premier lieu votre courage. Ecrire une telle lettre aujourd’hui en Guadeloupe, en est la plus belle preuve. Quelle honte de penser ainsi dans un département Français -mais l’est il encore ?
Je salue aussi la pertinence de votre analyse que tous nos grands politiques n’ont pas su mener . Sont ils à ce point aveugles ou faut il imaginer encore pire ?
En attendant je ne vois aucun avenir pour un ordre économique/social républicain en Guadeloupe, l’état mafieux est en place et sera bien difficile à bouger vu le désintérêt absolu de la France au cas de la Guadeloupe une fois la « normalité » de retour.
Veuillez agréer Monsieur, mes cordiales salutations
Hubert A.
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Je ne vous connais pas mais je voulais vous féliciter pour la lettre que vous avez adressée au Président de la République.
C’est une analyse juste et une critique intelligente de cette crise, trop rare pour ne pas la souligner
Je vous remercie pour cette missive une fois encore et je suis heureux de savoir qu’il reste encore des personnes telles
que vous dont la vivacité d’esprit et le libre arbitre permettent une réflexion aiguisée.
Je vous pris de croire en mes salutations les meilleures.
Laurent C. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Je vous remercie pour votre lettre au Président de la République qui traduit le sentiment, que beaucoup d’entre nous vivant en Guadeloupe, ressente depuis quelques semaines. En espérant que nos paroles étouffées puissent être comprises et admises à travers votre lettre.
Respectueusement .
Florence L.
PS : vous ne devez pas ignorer que cette lettre est déjà sur le net.
kalif
2 mars 2009Bonjour,
et recevez tout mon soutien dans votre démarche d’honnêteté, de clairvoyance, d’engagement.
Je ne comprends toujours pas comment l’état peut rester sourd, lâche et inconséquent sur cette crise qui méritait certes un “grenelle des DOM” mais exigeait que l’état fasse stopper toute exaction dès le début tout en engageant des négociations maîtrisées et respectueuses.
Comment l’agent de l’état qu’est le Préfet a pu co rédiger, cautionner et signer l’accord Bino??
Cordialement.
Dr E. yves-michel ‘Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Monsieur
je tiens à vous féliciter de votre lettre du 2 mars que vous avez expédiée au Président de la République.
Au moins vous, vous avez eu le courage de le faire.
Maryvonne C.
Citoyenne française de la Martinique
kalif
2 mars 2009Monsieur ADELAIDE,
Simplement pour vous dire et toute simplicité
BRAVO
Cordialement
Lionel D. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Cher Monsieur Adélaïde,
Bravo, bravo, bravo,
Je vis en métropole depuis bientôt 50 ans, mais les évènements TRAGIQUES que vivent les Guadeloupéens m’arrachent le coeur.C’est plusieurs fois par jour que je visite le blog
d’Edouard Boulogne pour avoir une information objective des évènements et aussi pour prendre connaissance des réactions de mes “compatriotes”.
IJ’espère que beaucoup de Guadeloupéens de votre qualité et de votre courage vont s’unir pour s’opposer à l’entreprise de destruction qu’a entrepris le LKP;
iL EN VA DELA SURVIE DE NOTRE ILE et de l’avenir de nos enfants, car j’ai eu des sueurs froides quand j’ai pris connnaissance , entre autres, des projets du LKP concernant l’école…
Je vous adresse toute ma sympathie et ma reconnaissance.
Jacqueline B.
kalif
2 mars 2009Monsieur Bonjour,
Sur le blog du Scrutateur, je viens de prendre connaissance de votre courrier adressé à notre Président.
Je vous remercie pour votre belle analyse et synthèse d’évènements, vos propos mettent en relief notre maladie chronique nationale… le culte des minorités, notre charité chrétienne nous perdra !
Je reste optimiste, et vous promet de ne plus parler de référendum, le problème est bien plus complexe.
J’ai vécu deux fois deux ans en Guyane, en 69 et 89, près de la population et je n’avais pas ressenti là-bas de tels problèmes sous-jacents.
Je vous souhaite bon courage, encore merci pour vos infos.
Cordialement C. jean-jacques
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Je suis une citoyenne martiniquaise qui vient de prendre connaissance de la lettre ouverte que vous avez adressée à notre Président de la République.
Comme vous le savez, la Martinique est également prise en otage.
Nos deux îles souffrent ensemble et nous sommes très nombreux à partager votre analyse et à ne pas comprendre l’absence de l’État qui s’était pourtant engagé à faire respecter nos droits et libertés fondamentales.
J’ai écris au Premier Ministre, au Préfet de Région ainsi qu’au Secrétaire d’État pour apporter un témoignage et demander le rétablissement de l’ordre républicain.
Je n’aurais qu’un mot pour vous témoigner ma reconnaissance et mon admiration pour cette lettre qui me réconforte et me redonne du courage.
MERCI
Mme Joëlle C.
97260 Morne Rouge
MARTINIQUE
kalif
2 mars 2009Monsieur Adélaïde,
Je tiens par la présente à vous féliciter de votre lettre ouverte au président de la république.
Salutations
LAURENT B.
…
Ancienne route de la Jaille
97122 Baie-Mahault
kalif
2 mars 2009Bonjour Monsieur le Président,
Vous m’avez comptée parmi les distinataires de la lettre ouverte que vous avez
adressée au Président de la République et je vous en remercie.
Je vous félicite pour cette initiative au nom de tous ceux dont l’opinion n’est
pas exprimée, mais qui sont sincèrement attachés à leur pays dans la France.
Bien cordialement,
Viviane S. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bien reçu et bravo pour ton courage ..
J’ai renvoyé à tous mes contacts
Amitiés
Philippe B. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009BRAVO AMEDEE.
Un résidant Guadeloupéen
jacques
kalif
2 mars 2009Merci monsieur ADELAIDE car cela relève d’une veritable dictature du LKP.
Il faudrait vous regrouper et manifester pour le droit au travail aussi
Sylvia J. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bonjour Monsieur,
Ma cousine m’a fait passer le texte de la lettre ouverte que vous avez adressée
au Président de la République.
Je tiens à vous féliciter pour votre initiative et pour le contenu de votre lettre avec lequel je suis entièrement d’accord.
Je suis née en Guadeloupe, et suis partie à l’âge de 10 ans avec mes parents, et n’ai qu’une envie : c’est de retourner vivre là-bas. J’ai des projets,des idées – car il y a beaucoup de choses à faire en Guadeloupe !!!
Je désapprouve totalement le LKP dans ses méthodes, et je crois qu’il serait salutaire de créer un mouvement pour contrer leurs méthodes d’intimidation.
Je peux vous dire que les images de la Guadeloupe à feu et à sang m’ont fait beaucoup de mal, j’étais très malheureuse de voir cela.
Je pense qu’il faut empêcher le LKP de faire main basse sur la Guadeloupe avant
qu’il soit trop tard.
Bon courage, bonne continuation, et encore BRAVO !!!
Régine M.
Guadeloupéenne résidant en France métropolitaine
kalif
2 mars 2009Monsieur ADELAIDE,
Je viens de recevoir par email une copie de la lettre ouverte que vous avez adressée à notre Président hier.
Je vous écris donc afin de vous féliciter chaleureusement.
D’abord pour votre initiative, mais aussi pour le contenu de ce courrier.
J’espère qu’il aura la résonnance qu’il mérite tant il est clair dans sa description des faits et du ressentit de nombreux Guadeloupéens appartenant aux différentes couches sociales de notre île.
J’ai par ailleurs reçu ce jour un extrait d’une émission radiophonique qui décrit on ne peut mieux la « terreur » quasi révolutionnaire infligée à notre population.
Si toutefois vous ne l’aviez pas déjà reçue, je suis certain qu’il ne manquera pas de vous interpeler.
En vous adressant encore mes plus vives félicitations.
Cordialement.
Frank B. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Cher Mr Adélaide,
Je tenais simplement à vous féliciter pour votre engagement et votre sens aigu des resposnabilités.
Je m’inscris totalement dans vos propos en tant que Français d’origine Guadeloupéenne, résidant en Guyane.
Bon courage, parce qu’il en faudra;
Cordialement.
Amaury S. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Bonjour Monsieur,
Nous ne nous connaissons pas, mais je voulais vous manifester ma sincère sympathie, et mon accord total avec le texte que vous avez adressé au Président de la République.
J’ai pris la liberté de le diffuser assez largement, aux Antilles et en métropole (voir ci-dessous) pour faire écho à votre message.
Cordialement
François M. – Président – Ste X.- rue St Augustin – 75002 Paris
kalif
2 mars 2009Cher Monsieur,
Votre lettre est au coeur du problème : c’est bien pensé et bien dit. Je retiendrai de cette crise, outre tout ce que vous dites, l’inadmissible faillite des pouvoirs publics, mais aussi l’inutilité partielle des élus, qui n’ont rien vu venir. Une partie des avancées obtenues par ce mouvement sauvage auraient dûes être négociées depuis longtemps par eux, mais pour la plupart ils ne se préoccupent que de la prochaine échéance électorale…
Merci d’avoir parlé au nom de l’immense majorité des Guadeloupéens, dont vous avez toujours été un digne porte-parole.
Cordialement
Jean-Louis D. (Guadeloupe)
kalif
2 mars 2009Félicitations pour votre lettre à monsieur le Président de la République
J’ai eu le plaisir de résider en Guadeloupe de 1978 à 1984 en tant que fonctionnaire
de police dans les CRS. Pour avoir laisser dans votre département de nombreux amis,
j’ai eu l’occasion d’y revenir très régulièrement. Je partage, comme bon nombre de mes
compatriotes métropolitains, le sentiment de frustration que vous ressentez pour cette
fausse image donnée par une minorité. Soyez persuadé de notre soutien et de mon
amical souvenir.
Bien cordialement
Pierre G.
Les Nébouts
24130 Bergerac
kalif
2 mars 2009Bonsoir
vous vous souvenez peut etre de moi lors de la reprise de carimat
je vous remercie de votre ecrit
j admire votre courage et je vous suis si necessaire
Jean-Jacques B.
kalif
2 mars 2009Bravo Monsieur !
Voilà un texte clair sur un sujet que les médiats ont volontairement mal présenté.
Cordialement,
Yvan de R.
kalif
2 mars 2009Marie-Louise ROTH
AUTEUR DE 7 OUVRAGES
Dont l’arbre du Bonheur
La dynamique mentale autrement`(Ed. Grancher)
coup de pouce au Moral (Ed. Le Seuil)
Merci Monsieur Adélaide pour ce courrier exprimant l’avis de tant de
guadeloupéens d’origine et résidents (telle que moi-même depuis 15 ans)
Mon île enchantée est en train de désenchanter et nous en sentons dévastés
sur notre territoire, dans nos vies autant que dans nos personnalitésŠ
Du fond du coeur nous souhaitons que la paix reviennent et que cesse cette
ascension discriminatoire dans laquelle si pernicieusement s’engouffrent nos
médias locaux en particuliers.
Dans la philosophie que je partage dans mes ouvrages (dont le dernier “Coup
de Pouce au moral paru au Seuil en novembre 2006) je crois qu’il est
préférable d’agir pour le bien plutôt que lutter contre le malŠ
Plus nous com-battons, plus nous valorisonsŠ
Très cordialement
Marie-Louise Roth
kalif
2 mars 2009Monsieur,
Petit entrepreneur (métro) en Martinique, je reçois ce jour votre lettre grâce à l’internet. Je vous félicite pour ce courrier dans lequel je me retrouve enfin.
J’apprécierai recevoir la réponse de notre président.
L’état de droit n’est toujours pas repsecter sur l’iles seour. Notre prefet n’est visiblement pas plus courrageux que le votre ! Il sécurise quelques endroits mais refuse d’intervenir pour lever les barages dans les zones commerciales.
Citoyen Français, je ne comprends pas comment et pourquoi des groupes peuvent semer le désordre sans être inquiétés ! Les média relatent timidement leurs actions…
Je suis épuisé et très soucieux pour l’avenir de ma petite entreprise et de ma famille sur cette magnifique iles.
Encore merci, Florent B.
Société XXX TELECOMS
Fort de France
kalif
2 mars 2009Monsieur,
J’ai bien reçu votre courriel par lequel vous me faites part de vos réflexions concernant la Guadeloupe et je vous en remercie.
Votre courriel me conforte dans l’analyse que je pouvais en faire vu de métropole.
Je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Lionnel LUCA
Député de la Nation
Vice Président du Conseil Général
kalif
2 mars 2009Cher Amédée , je constate avec plaisir que tu n’as rien perdu ni ta pertinence ni de ta verve et je souscrit sans réserve à ta démonstration . Franchement , je balance entre écoeurement et fureur quand je constate la somme incroyable des erreurs commises , au point que l’ouvrage final est une perfection de conneries . Amédée , heureusement , que je peux ètre fier d’avoir un compatriote comme toi !
Yves BONNET