Jocelyn SAPOTILLE : Notre Pays quel destin.
Ce samedi 19 septembre 2026, à l’invitation personnelle de Jocelyn SAPOTILLE, enthousiasmé par l’intitulé de son nouvel ouvrage, je me suis rendu à la Médiathèque du Lamentin pour « la présentation en avant-première » de ce nouveau livre intitulé ; « Notre pays, quel destin. Produire ou subir : au-delà du statut, Une vision, des choix, un avenir à construire ».
Une salle bondé et Un plateau sur lequel cinq personnalités, au coté de Jocelyn Sapotille, manifestaient leur désir de mettre de coté tout débat institutionnel dans le but de permettre un vrai et serein débat sur le devenir de la Guadeloupe, un président du MEDEF Guadeloupe déclarant apporter son soutien total à Jocelyn SAPOTILLE, lequel remerciant le Président de l’avoir aider dans la rédaction de l’ouvrage, tout cela devant une salle bondé et enthousiaste à l’idée d’avoir un chemin à suivre en dehors de ce cahot social économique politique même, créé et entretenu par une classe politique Guadeloupéenne plus soucieuse d’accroitre son pouvoir par des réformes de statut bien plus que de répondre aux besoins primaires de la population comme l’eau courante, les soins dans les hôpitaux, l’état désastreux des routes, le traitement des déchets, la pollution des plages et autre déferlement des sargasses.
Mais au fil des débats, il sera facile de s’apercevoir que tout d’abord, des cinq personnalités présentent sur le plateau, pas une n’est favorable, non pas au statut quo comme dira Jocelyn SAPOTILLE, mais au Droit Commun Institutionnel.
Deux d’entre elles, ne résisteront pas d’ailleurs à donner chacune un exemple de fait qui selon elles, justifie la nécessité de sortir de l’application stricte du droit commun français.
Le premier est un élu-Chef d’entreprise qui table son exemple sur le fait suivant : s’il veut dit-il faire commerce en utilisant des fraises, il doit les commander à Rungis au prix de 8 euros le kilo, alors que s’il pouvait les acheter dans la région, a moins de 1000 km d’ici, il les paierait 4 euros.
Le second, un Guadeloupéen, Haut Fonctionnaire Français à la retraite, nous donnait un exemple qui selon lui exigerait que nous soyons contraints dans certaines situation de nous exonérer du droit français. Il prenait alors celui des transports collectifs. Selon lui, nous avions dans le temps notre propre organisation de transport en commun qui fonctionnait admirablement bien. Sauf que survenait la loi LOTI qui nous obligeait à quitter cette organisation guadeloupéenne pour adopter l’organisation nationale qui fonctionne si mal.
A chacune de ces personnalités, il faudrait rappeler :
– d’une part que la différence de 4 euros entre le prix de Rungis et celui de notre voisin, provient à n’en pas douter des différences de prix de la main d’œuvre et du surcout dû aux normes de production, entre les agriculteurs français et ceux de nos voisins, qui garantisse ainsi que les fruits que nous mangerons seront de bonnes qualités pour notre santé comme pour celle des ouvriers agricoles français et en particulier ne contiendront pas des pesticides du type du chlordécone par exemple.
– d’autre part, qu’il faut n’avoir pas vécu en Guadeloupe ou avoir perdu la mémoire pour affirmer qu’avant le 30décembre 1982, date de l’adoption de la LOTI, portant organisation des services publics de transport en France, notre organisation guadeloupéenne se portait merveilleusement bien, avec des chauffeurs de car qui de mètre en mètre avançait aussi lentement que possible, cherchant à attraper les derniers clients possibles afin de ne pas le laisser au prochain car et en vue de remplir au maximum leur véhicule. Le résultat étant que les cars n’étaient jamais à l’heure sur leur trajet, qu’ils se faisaient la course sur les routes et que les passagers n’étaient jamais à l’heure. Mais surement ce haut fonctionnaire avait-il alors une voiture de fonction et n’avait-il jamais l’occasion de prendre un transport en commun.
Pour finir, revenons au chlordécone. Ce sera l’occasion de rappeler ce qu’il en coûte parfois de vouloir à tout prix privilégier les décisions prises localement à celles prises au plan national. Interdit aux États-Unis en 1976, le chlordécone le sera en France en 1990, avec une possibilité d’utilisation jusqu’en 1992. Mais, à la demande insistante des organisations professionnelles bananières antillaises, des dérogations en prolongeront l’utilisation jusqu’en 1993. Cette période est aussi celle de fortes mobilisations des producteurs de bananes, allant jusqu’au blocage des aéroports de Martinique et de Guadeloupe pour défendre leur activité et l’écoulement de la banane antillaise. Tout cela alors que la dangerosité du chlordécone était connue depuis les années 1970. C’est dire ce qui aurait pu se passer si, sur un tel sujet, le pouvoir de décision avait relevé uniquement des autorités politiques locales.
En conclusions, la démarche de Jocelyn SAPOTILLE me parait intéressante et pourrait même être salutaire. Réfléchir avec sérieux et sans aprioris à l’avenir de la Guadeloupe ne peut qu’être bénéfique, mais nous avons déjà tellement été trompés par nos politiques, de MICHAUX-CHEVRY à LOSBAR en passant par LARIFLA qu’il nous faut absolument rester sur nos gardes.
C’est ce que je vous invite à faire en nous rejoignant au CSLR (Cohésion Sociale et Libertés Républicaines)
Amédée ADELAIDE
Président du CSLR
21 Septembre 2026
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